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Maladies des adultes

Abeilles mortes devant la ruche : causes et diagnostic

Gravité : Élevée Toute l'année ; pics en sortie d'hiver, au printemps et en fin d'étéRelecture en cours
Repère thématique

L’essentiel

  • Quelques abeilles mortes devant une ruche sont normales, surtout en sortie d'hiver : comptez, comparez et observez.
  • Plusieurs colonies touchées en même temps, brutalement : pensez intoxication, prélevez et signalez sous 48 heures.
  • Abeilles noires, luisantes, tremblantes, en tas devant une seule ruche : pensez paralysie chronique.
  • Abeilles la tête dans les cellules et plus de réserves : la famine reste une cause fréquente au printemps.
  • En France, le varroa et les virus sont les conclusions les plus fréquentes des enquêtes de terrain.

Des abeilles mortes sur la planche d’envol ou dans l’herbe devant une ruche inquiètent presque toujours. Ce constat n’est pourtant pas un diagnostic : c’est un symptôme, qui peut traduire un phénomène tout à fait normal comme une maladie grave, une famine ou une intoxication. Tout l’enjeu est de lire correctement ce que l’on voit, puis de réagir avec la bonne urgence.

Cette fiche suit un arbre de décision : ce qu’il faut observer, les causes possibles de la plus fréquente à la plus rare, la façon de les distinguer, puis les gestes à faire.

Ce qu’il faut observer avant de conclure

Avant de chercher une cause, répondez à quelques questions : ce sont elles qui orientent le diagnostic.

  1. Combien ? Quelques dizaines d’abeilles, une poignée, ou un véritable tapis ? En France, la définition officielle d’une mortalité massive aiguë commence à plus d’un litre d’abeilles mortes ou mourantes par colonie1.
  2. Combien de colonies ? Une seule ruche, quelques-unes, ou tout le rucher, voire plusieurs ruchers du secteur ?
  3. Depuis quand ? Apparition brutale en un ou deux jours, ou accumulation progressive sur des semaines ?
  4. Quelles abeilles ? Des ouvrières, des mâles, des jeunes abeilles à peine écloses, des larves ou des nymphes, une reine ?
  5. Quel aspect ? Abeilles entières ou mutilées, normales ou noires et luisantes, ailes déformées ou écartées, abdomen gonflé, langue sortie ?
  6. Que font les vivantes ? Activité normale au trou de vol, abeilles qui tremblent, rampent ou tournent sur elles-mêmes, combats à l’entrée ?
  7. Quel contexte ? Saison, météo des derniers jours, réserves de la colonie, traitements récents, travaux agricoles à proximité.

Notez ces réponses, avec la date et le numéro de la ruche, et prenez des photos.

Tête d'une ouvrière d'abeille mellifère vue de face, en macrophotographie, avec ses yeux composés velus et sa pilosité dense
Ouvrière vue de face : une abeille saine est couverte de poils. Des abeilles noires, luisantes et dépilées orientent vers une maladie. Photo : USGS Bee Inventory and Monitoring Lab, domaine public.

Les causes possibles, de la plus fréquente à la plus rare

1. La mortalité normale et le nettoyage de la ruche

En saison, une ouvrière ne vit que quelques semaines. La plupart des butineuses meurent loin de la ruche, certaines à l’intérieur. Des ouvrières spécialisées, les « croque-morts », les saisissent, les sortent et les lâchent hors de la ruche4. Quelques cadavres devant l’entrée sont donc banals.

En sortie d’hiver, ce phénomène est plus visible. Aux premiers jours doux, la colonie évacue les abeilles mortes pendant l’hiver, et les vols de propreté laissent des abeilles épuisées sur le sol ou sur la neige. Un petit tas devant une colonie active, qui rapporte du pollen, n’a en général rien d’alarmant.

2. L’expulsion des mâles

En fin d’été et à l’automne, quand les ressources diminuent, les ouvrières cessent de nourrir les mâles et les chassent de la ruche5. Les mâles, incapables de se nourrir seuls, meurent devant l’entrée. On les reconnaît facilement : plus gros et plus trapus que les ouvrières, avec de très grands yeux qui se touchent sur le dessus de la tête. Ce phénomène est normal.

Une colonie qui garde ses mâles tard en automne, contrairement à ses voisines, peut avoir perdu sa reine.

Mâle d'abeille mellifère vu de dos, en macrophotographie sur fond noir, avec ses grands yeux jointifs et son corps trapu
Mâle d'abeille mellifère vu de dos : grands yeux jointifs, corps trapu. En fin de saison, les mâles chassés de la ruche meurent devant l'entrée. Photo : USGS Bee Inventory and Monitoring Lab, domaine public.

3. Le varroa et les virus

C’est la cause pathologique la plus fréquente. En France, dans les visites menées par l’Observatoire des mortalités et des affaiblissements de l’abeille mellifère (OMAA) entre 2017 et 2023 pour des troubles autres que les mortalités massives aiguës et les maladies réglementées, la varroose était la conclusion la plus courante (51 % des visites) et les viroses arrivaient ensuite (36 %). Le virus de la paralysie chronique était le plus souvent en cause, retrouvé dans 24 % des visites2.

Selon le virus, le tableau diffère :

  • Paralysie chronique : abeilles qui tremblent, incapables de voler, qui rampent au sol ; certaines sont noires, dépilées et luisantes. Les abeilles mortes s’accumulent en tas juste devant l’entrée, parfois par milliers, alors qu’en cas d’intoxication elles sont plutôt dispersées dans le rucher8. La maladie touche souvent une ou quelques colonies, et favorise les colonies populeuses et confinées8, 9.
  • Virus des ailes déformées : jeunes abeilles aux ailes froissées et à l’abdomen court, rejetées hors de la ruche. C’est le signe d’une infestation par le varroa déjà élevée.
  • Paralysie aiguë et virus apparentés : abeilles mourantes et colonie qui s’affaiblit vite en fin d’été, en lien avec un varroa élevé.

La mortalité progresse alors sur des semaines, et un comptage de varroas donne souvent la clé.

Photo à fournir — Tas d'abeilles mortes et tremblantes juste devant le trou de vol d'une seule ruche, avec plusieurs abeilles noires et luisantes en gros plan.

4. La famine

La famine reste une cause fréquente : 10 % des visites de l’OMAA concluent à un manque de nourriture2. Elle frappe surtout au printemps, pendant une période froide ou pluvieuse, quand la colonie épuise ses dernières réserves pour élever du couvain. Les colonies les plus fortes sont souvent les plus exposées, car elles consomment le plus6.

Les signes : cellules vides autour du couvain, abeilles léthargiques, nombreuses abeilles mortes la tête enfoncée dans les cellules, opercules de couvain grignotés et nymphes rejetées hors de la ruche6. Une colonie peut mourir très vite une fois à ce stade. En hiver, la grappe peut aussi mourir de faim à quelques cadres de ses réserves, bloquée par le froid : voir Mortalités hivernales.

5. Le froid et les abeilles refroidies

Au printemps, un coup de froid brutal ou une averse surprend des butineuses qui meurent engourdies au sol, parfois juste devant la ruche. La météo l’explique, la colonie reste active et le phénomène cesse avec le retour du beau temps.

6. Le pillage

Quand les miellées s’arrêtent, en fin d’été et au début de l’automne, des colonies fortes attaquent les colonies faibles pour voler leurs réserves. Les signes : vols en zigzag devant la ruche, combats au trou de vol, abeilles mortes plus nombreuses sur la planche d’envol, entrée grasse et collante7. Des débris de cire complètent le tableau. Le pillage peut vider une colonie en quelques jours et propage les maladies.

7. L’intoxication

L’intoxication est la cause la plus redoutée, mais pas la plus fréquente. Parmi les déclarations reçues par l’OMAA entre 2017 et 2021, environ 9,5 % ont été orientées vers le dispositif de surveillance des mortalités massives aiguës3, et l’intoxication n’a été retenue que dans 5 % des visites portant sur les autres troubles2.

Elle se reconnaît d’abord à son calendrier : mortalité brutale, en quelques heures ou jours, qui touche plusieurs colonies en même temps, souvent au moment d’un semis ou d’un traitement voisin. Les abeilles mourantes tremblent, tournent sur elles-mêmes, ont parfois la langue sortie. Une étude menée près de champs de maïs a retrouvé un insecticide de semences dans des abeilles mortes ramassées devant les ruches au printemps12. Voir la fiche Intoxications par les pesticides.

8. Les prédateurs

  • Frelon asiatique : il chasse les butineuses en vol stationnaire devant les ruches11. Il emporte ses proies et laisse peu de cadavres, mais la colonie, stressée, cesse de butiner. Voir Frelon asiatique.
  • Guêpes : en fin d’été, elles pillent les colonies faibles.
  • Souris et musaraignes, en hiver : abeilles sans tête ou au thorax percé, petits tas d’ailes et de pattes, débris de rayons rongés devant l’entrée. Voir Souris et rongeurs.

9. Les autres maladies des adultes

  • Nosémose et dysenterie : abeilles traînantes, abdomen gonflé, taches de diarrhée sur la façade et les cadres, surtout en fin d’hiver.
  • Acariose : abeilles qui rampent au sol près des ruches, ailes écartées « en K », surtout en hiver et au début du printemps. Ces signes ne sont pas spécifiques : seule la dissection des trachées confirme l’acariose10.

10. Les causes rares

  • Étouffement ou coup de chaleur : ruche fermée trop longtemps par forte chaleur, pendant un transport ou un traitement voisin, ou mal aérée.
  • Erreur de traitement : médicament mal utilisé ou produit non autorisé.
  • Reine morte devant l’entrée : après un remplacement, un combat entre jeunes reines ou une manipulation. La colonie risque d’être orpheline.

Comment distinguer les causes

Ce que l’on voit Contexte typique Cause la plus probable
Quelques abeilles entières, colonie active Sortie d’hiver, premiers beaux jours Nettoyage, mortalité normale
Abeilles trapues aux grands yeux Fin d’été, automne Expulsion des mâles
Tas devant une seule ruche, abeilles tremblantes, noires, luisantes Colonie populeuse, période confinée Paralysie chronique
Jeunes abeilles aux ailes froissées rejetées Fin d’été Varroa et virus des ailes déformées
Têtes dans les cellules, plus de réserves Printemps froid, fin d’hiver Famine
Abeilles engourdies au sol, colonie active Coup de froid, averse Refroidissement
Combats à l’entrée, cire déchirée Arrêt des miellées Pillage
Tapis brutal devant plusieurs ruches Semis, traitement voisin Intoxication
Abeilles mutilées, têtes ou thorax manquants Hiver Souris, musaraignes
Abeilles rampantes, ailes en K, diarrhée Fin d’hiver Acariose, nosémose, dysenterie

Plusieurs causes peuvent se combiner : dans les visites de l’OMAA, près d’un tiers des visites concluaient à plusieurs facteurs associés, le plus souvent la varroose et une virose2.

Quoi faire, étape par étape

  1. Observer et noter les réponses aux questions ci-dessus, photos à l’appui.
  2. Comparer avec les autres colonies du rucher : une seule ruche touchée oriente vers une cause propre à la colonie (maladie, famine, pillage) ; plusieurs ruches touchées brutalement orientent vers une cause extérieure.
  3. Ouvrir la colonie si la météo le permet : réserves, couvain, présence de la reine ou de jeunes œufs, aspect des abeilles sur les cadres.
  4. Compter les varroas, sauf intoxication évidente : un résultat élevé oriente vers le varroa et ses virus.
  5. En cas de suspicion d’intoxication : prélever et signaler sans attendre (voir ci-dessous).
  6. Agir sur la cause : nourrir en cas de famine, réduire l’entrée en cas de pillage, traiter contre le varroa, réunir une colonie trop faible.
  7. Demander de l’aide si le tableau reste flou : vétérinaire ou technicien sanitaire apicole.

Diagnostic de laboratoire

Les analyses confirment une hypothèse : virus, Nosema, acariens des trachées ou résidus de pesticides. Pour une suspicion d’intoxication, la note de service de référence prévoit de prélever dans les 48 heures des abeilles mourantes ou fraîchement mortes, si possible en trois échantillons d’environ 50 g, soit environ 500 abeilles : un pour l’analyse, un sous scellé pour l’apiculteur, un pour l’administration. Les échantillons voyagent au frais, puis sont conservés au congélateur vers -20 °C. Un échantillon d’une centaine d’abeilles peut être ajouté pour rechercher les maladies1.

Réglementation

Ce qui suit concerne la France ; les règles varient selon les pays.

  • Mortalité massive aiguë : plus d’un litre d’abeilles mortes ou mourantes par colonie, ou un dépeuplement hors essaimage, apparus brutalement en moins de 15 jours, sur au moins 20 % des colonies du rucher (1 colonie dans un rucher de 2 à 5, 2 colonies dans un rucher de 6 à 10)1. Elle se déclare auprès de la DDPP ou, dans les régions couvertes, au guichet unique de l’OMAA, qui transmet aux services de l’État1. Le numéro du guichet régional figure sur le site de la DRAAF.
  • Maladies réglementées : toute suspicion de loque américaine, de Nosema apis, d’Aethina tumida ou de Tropilaelaps doit être déclarée à la DDPP1.
  • Les affaiblissements progressifs et les mortalités hivernales sans chronologie précise sortent du dispositif des mortalités massives aiguës : le vétérinaire ou l’organisme sanitaire apicole prend alors le relais1.

En pratique : ce que font les apiculteurs

Face à des abeilles mortes devant une ruche, la plupart des apiculteurs suivent une routine simple : observer, comparer, ouvrir, puis agir selon le degré d'urgence.

Les gestes concrets

  • Regarder la planche d’envol à chaque passage au rucher, même sans ouvrir : c’est le premier indicateur de santé.
  • Comparer les ruches entre elles : la plupart des apiculteurs s’inquiètent surtout quand une ruche se distingue nettement de ses voisines.
  • Soupeser les ruches en fin d’hiver et au printemps pour repérer un manque de réserves.

Les stratégies courantes

  • Une planche claire posée devant les ruches facilite l’examen des abeilles mortes.
  • Beaucoup d’apiculteurs notent à chaque visite le nombre approximatif d’abeilles mortes, leur aspect et la météo.
  • En fin d’été, l’entrée des colonies faibles est réduite et le nourrissement se fait le soir, à l’intérieur, pour limiter le pillage.
  • En cas de doute, un échantillon congelé est gardé, au cas où.

Le matériel à garder prêt

  • Sacs de congélation neufs, gants jetables, marqueur indélébile.
  • Une glacière avec pains de glace dans le véhicule en saison.
  • Le matériel de comptage des varroas.
  • Le numéro du guichet OMAA ou de la DDPP enregistré dans le téléphone.

La check-list

  1. Combien d’abeilles, combien de ruches, depuis quand ?
  2. Ouvrières, mâles, jeunes abeilles, couvain, reine ?
  3. Aspect : entières, mutilées, noires, ailes déformées ?
  4. Réserves, couvain, reine, comptage de varroas.
  5. Suspicion d’intoxication : photos, prélèvements congelés, appel dans la journée.
Photo à fournir — Planche claire posée devant une ruche, avec des abeilles mortes de différents types (ouvrières entières, mâles, jeune abeille aux ailes déformées) disposées pour comparaison.

Les erreurs les plus fréquentes

  • S’alarmer pour quelques abeilles mortes en sortie d’hiver ou pour des mâles expulsés en automne.
  • À l’inverse, attendre plusieurs jours devant une mortalité brutale sur plusieurs ruches : les preuves d’une intoxication disparaissent.
  • Conclure à une intoxication sans ouvrir la ruche : varroa, virus et famine expliquent bien plus souvent la mortalité.
  • Oublier les réserves au printemps : une colonie forte peut mourir de faim en quelques jours.
  • Nourrir à l’extérieur ou laisser traîner des cadres de miel, ce qui déclenche le pillage.

Questions fréquentes

Combien d’abeilles mortes devant une ruche, c’est normal ? Il n’existe pas de chiffre fixe. Quelques dizaines d’abeilles devant une colonie active, surtout en sortie d’hiver, sont banales. Ce qui doit alerter, c’est un nombre qui augmente d’un jour à l’autre, une ruche nettement plus touchée que les autres, ou un tapis qui approche du litre.

Pourquoi n’y a-t-il presque pas d’abeilles mortes alors que ma colonie se dépeuple ? Les abeilles malades ou intoxiquées meurent souvent loin de la ruche, au butinage. Une colonie peut donc fondre sans tas de cadavres. Le dépeuplement brutal, hors essaimage, entre d’ailleurs dans la définition officielle de la mortalité massive aiguë.

Une seule ruche est touchée : peut-il s’agir d’une intoxication ? C’est possible, mais moins probable. Une mortalité limitée à une colonie oriente d’abord vers une cause propre à celle-ci : paralysie chronique, varroa, famine ou pillage.

Références

  1. Ministère de l'Agriculture, DGAL (2018). Note de service DGAL/SASPP/2018-444 : surveillance des mortalités massives aiguës d'abeilles adultes avec hypothèse d'intoxication. draaf.bretagne.agriculture.gouv.fr
  2. Plateforme ESA, OMAA, Delmar E. et al. (2025). Analyse des visites « Autres troubles » (2017-2023). plateforme-esa.fr
  3. Plateforme ESA, groupe de suivi OMAA (2023). Analyse des déclarations de troubles de santé à l'Observatoire des mortalités et des affaiblissements de l'abeille mellifère (2017-2021). plateforme-esa.fr
  4. Visscher P.K. (1983). The honey bee way of death : necrophoric behaviour in Apis mellifera colonies. Animal Behaviour 31(4) : 1070-1076.
  5. Free J.B., Williams I.H. (1975). Factors determining the rearing and rejection of drones by the honeybee colony. Animal Behaviour 23 : 650-675. doi.org
  6. Wilkinson D. National Bee Unit (APHA). Starvation of honey bees : recognition and prevention. nationalbeeunit.com
  7. EU CAP Network, projet Horizon Europe « Best Practices and Innovations for a Sustainable Beekeeping » (2022-2026). Practice abstract : réduire le risque de pillage. eu-cap-network.ec.europa.eu
  8. Budge G., Stainton K. (2016). Chronic bee paralysis. Bee Craft, septembre 2016 (article diffusé par la National Bee Unit). nationalbeeunit.com
  9. Ribière M., Olivier V., Blanchard P. (2010). Chronic bee paralysis : a disease and a virus like no other? Journal of Invertebrate Pathology 103 (Suppl. 1) : S120-S131. doi.org
  10. Sammataro D., de Guzman L., George S., Ochoa R., Otis G. (2013). Standard methods for tracheal mite research. In : The COLOSS BEEBOOK, Vol. II. Journal of Apicultural Research 52(4). doi.org
  11. Monceau K., Bonnard O., Thiéry D. (2014). Vespa velutina : a new invasive predator of honeybees in Europe. Journal of Pest Science 87 : 1-16. doi.org
  12. Krupke C.H., Hunt G.J., Eitzer B.D., Andino G., Given K. (2012). Multiple routes of pesticide exposure for honey bees living near agricultural fields. PLoS ONE 7(1) : e29268. doi.org
  13. Photographies du domaine public : USGS Bee Inventory and Monitoring Lab, « Apis mellifera, F, face, Maryland, Beltsville » et « Honeybee drone, m, back, MD, PG County » (usgs.gov/media/images). usgs.gov

Mise à jour : 9 octobre 2026
Rédaction : Rédaction Apisanitas
Relecture : Relecture en cours