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Intoxications

Intoxications par les pesticides

Gravité : Élevée Printemps et été, périodes de semis et de traitement des culturesRelecture en cours
Repère thématique

L’essentiel

  • Signe d'alerte : beaucoup d'abeilles mortes ou tremblantes devant plusieurs ruches en même temps, en quelques jours.
  • Les abeilles s'exposent par le nectar, le pollen, l'eau, la guttation, les poussières de semis et la cire.
  • À faible dose, certains insecticides désorientent les butineuses sans les tuer sur le coup.
  • Agissez dans les 48 heures : photos, prélèvements d'abeilles congelés, signalement officiel.
  • En France, un traitement en floraison n'est permis qu'autour du coucher du soleil, avec un produit autorisé.

Une colonie butine couramment dans un rayon de deux à trois kilomètres, parfois davantage. Elle « échantillonne » ainsi des centaines d’hectares de cultures, de jardins et de haies : tout produit appliqué sur cette surface peut se retrouver dans le nectar, le pollen ou l’eau rapportés à la ruche, puis dans les réserves et la cire.

Les intoxications prennent deux formes. La forme aiguë est spectaculaire : des milliers d’abeilles mortes en quelques jours, souvent sur plusieurs colonies. La forme chronique, ou sublétale, est discrète : butineuses qui se perdent, couvain qui se développe mal, colonies qui déclinent sans cause évidente.

Comment les abeilles sont exposées

Abeille mellifère butinant une fleur de pommier blanche et rose
Abeille sur fleur de pommier : les vergers en floraison sont très attractifs. Photo : Steve Ausmus, USDA ARS, domaine public.

Le nectar et le pollen

C’est la voie principale. Un insecticide pulvérisé sur une culture en fleurs touche directement les butineuses et contamine les fleurs. Les produits systémiques, qui circulent dans la sève, peuvent passer dans le nectar et le pollen, même quand seule la semence a été traitée. Stocké en pain d’abeille, le pollen contaminé expose le couvain des semaines plus tard.

La guttation

Certaines plantes, en particulier les jeunes plants de maïs, rejettent le matin des gouttelettes d’eau au bord des feuilles. Quand la semence a été enrobée d’un néonicotinoïde, ces gouttes peuvent contenir l’insecticide à des concentrations élevées, capables de tuer une abeille qui s’y abreuve5.

Les poussières de semis

Au semis de graines enrobées avec des semoirs pneumatiques, l’abrasion de l’enrobage produit des poussières insecticides qui touchent les abeilles en vol et les fleurs des bordures6. Une étude menée près de champs de maïs a aussi retrouvé des néonicotinoïdes dans le sol, les plantes adventices et les abeilles mortes devant les ruches7.

L’eau

Flaques, fossés et eaux de drainage près des parcelles traitées peuvent contenir des résidus. En été, les abeilles transportent beaucoup d’eau pour refroidir la ruche : l’exposition est alors répétée.

La cire

La cire agit comme une éponge pour les molécules liposolubles. Elle accumule des pesticides agricoles et les résidus des acaricides utilisés contre le varroa : une vaste étude nord-américaine a détecté de nombreux pesticides dans la cire, le pollen et les abeilles, les acaricides de ruche dominant souvent dans la cire8. Les larves grandissent au contact de cette cire, et le recyclage en feuilles gaufrées fait circuler ces résidus.

Les grandes familles en cause

Les néonicotinoïdes

Insecticides systémiques agissant sur le système nerveux, très toxiques pour les abeilles, ils ont été largement utilisés en enrobage de semences. Dans l’Union européenne, trois d’entre eux, l’imidaclopride, la clothianidine et le thiaméthoxame, ont été restreints par trois règlements de mai 2018 : depuis la fin de 2018, leur usage n’est plus permis que sous serres permanentes10.

La France est allée plus loin : la loi biodiversité de 2016 a conduit à interdire, au 1er septembre 2018, cinq néonicotinoïdes, dont l’acétamipride et le thiaclopride. Des dérogations temporaires accordées ensuite pour les semences de betterave ont été remises en cause par la justice européenne en 2023, et la réintroduction de l’acétamipride votée en 2025 a été censurée par le Conseil constitutionnel. Le sujet reste débattu : vérifiez la situation en vigueur au moment de votre lecture.

Les pyréthrinoïdes

Insecticides de contact très toxiques pour les abeilles, ils sont pulvérisés sur de nombreuses cultures. Une pulvérisation directe sur des butineuses est mortelle. Le tau-fluvalinate, un pyréthrinoïde, sert aussi d’acaricide de ruche et se retrouve souvent dans les cires.

Les organophosphorés et carbamates

Anciens insecticides à forte toxicité aiguë, ils bloquent une enzyme clé du système nerveux. La plupart ont été retirés du marché européen mais restent utilisés ailleurs dans le monde, où ils causent des mortalités massives rapides.

Les fongicides, et l’effet cocktail

Seuls, la plupart des fongicides sont peu toxiques pour l’abeille. Mais certains, notamment les inhibiteurs de la biosynthèse des stérols (triazoles, imidazoles), freinent ses enzymes de détoxification. Associés à certains insecticides, ils en multiplient la toxicité : cet effet de synergie a été démontré dès 1993 avec un pyréthrinoïde9. Les mélanges en cuve posent donc problème, même quand chaque produit est jugé acceptable séparément.

Les autres sources

Biocides (démoustication, traitement du bois), jardins privés et médicaments vétérinaires mal utilisés dans la ruche peuvent aussi être en cause : une intoxication n’est pas toujours d’origine agricole.

Pourquoi c’est grave

Les effets aigus

Une exposition forte tue rapidement les butineuses. Si l’atteinte est massive, il ne reste plus assez d’ouvrières pour nourrir le couvain et le chauffer : la colonie s’effondre ou met des semaines à se reconstituer, et la récolte est souvent perdue.

Les effets sublétaux

À des doses trop faibles pour tuer, certains insecticides perturbent le comportement. En 2012, une équipe française a équipé des butineuses de puces électroniques (RFID) pour suivre leurs allers et retours. Les abeilles ayant reçu une dose sublétale de thiaméthoxame échouaient plus souvent à retrouver leur ruche que les abeilles témoins. Une modélisation suggérait que ces pertes de butineuses pouvaient, à l’échelle de la colonie, contribuer à un risque d’effondrement4. D’autres travaux décrivent des effets sur l’apprentissage, l’immunité, le développement des larves ou la qualité des reines et des mâles, mais leur ampleur au champ varie selon les études.

Ces effets, difficiles à repérer, se combinent avec le varroa, les virus et le manque de fleurs : les pesticides sont rarement la seule cause des mortalités hivernales.

Reconnaître une intoxication

Les signes d’une intoxication aiguë

  • Tapis d’abeilles mortes ou mourantes devant la ruche et sur la planche d’envol, apparu en quelques heures ou quelques jours.
  • Plusieurs colonies touchées en même temps, parfois plusieurs ruchers d’un même secteur.
  • Abeilles tremblantes, paralysées, rampant au sol, tournant sur elles-mêmes, langue sortie, ailes écartées.
  • Colonie soudainement dépeuplée en butineuses, avec du couvain et des réserves.
  • Parfois, plus tard, larves mortes ou couvain irrégulier.
Photo à fournir — Plusieurs ruches d'un même rucher avec des abeilles mortes sur la planche d'envol et au sol le même jour, vue d'ensemble puis gros plan.

Ne pas confondre

Situation Ce qui oriente Ce qui distingue d’une intoxication
Paralysie chronique Abeilles tremblantes, noires, luisantes Évolution progressive, souvent une seule colonie
Paralysie aiguë et virus associés au varroa Abeilles mourantes, colonie qui s’affaiblit Lien avec un varroa élevé, évolution sur des semaines
Famine Abeilles mortes en nombre Abeilles tête dans les cellules, aucune réserve
Nosémose, dysenterie Abeilles traînantes, affaiblissement Souillures, abdomen gonflé, contexte de fin d’hiver

Le calendrier est souvent l’indice principal : plusieurs colonies touchées brutalement, au moment d’un semis ou d’un traitement voisin. Seule une analyse permet de confirmer.

Diagnostic : prélèvements et analyses

La définition officielle en France

En France, on parle de mortalité massive aiguë quand, en moins de 15 jours, une colonie présente plus d’un litre d’abeilles mortes ou mourantes devant ou dans la ruche, ou qu’elle se dépeuple sans essaimage. À l’échelle du rucher, il faut qu’au moins 20 % des colonies soient touchées, avec des seuils adaptés aux petits ruchers12.

Les prélèvements

La rapidité est décisive : plus le prélèvement est tardif, plus la preuve d’une intoxication est difficile à établir. La note de service de référence prévoit12 :

  1. Des abeilles mortes ou mourantes, idéalement dans les 48 heures, ruche par ruche, en trois échantillons d’environ 50 g (environ 500 abeilles) : un analysé, un gardé sous scellé par l’apiculteur, un par l’administration.
  2. Une conservation au frais pendant le transport, puis au congélateur vers -20 °C.
  3. Si l’enquête le justifie, du pain d’abeille, du couvain, de la cire, du miel, et des prélèvements de végétaux réalisés par les agents habilités.

Les analyses

Les abeilles sont analysées pour rechercher des résidus. Si l’enquête désigne une molécule, elle est recherchée en priorité ; sinon, une analyse multirésidus balaie un large ensemble de substances. Une enquête environnementale peut couvrir environ 3 km autour du rucher. Un résultat inférieur à la dose létale connue ne suffit pas à écarter une intoxication, car les mélanges comptent12. Des analyses de maladies écartent les autres causes.

Réglementation

Les règles varient beaucoup d’un pays à l’autre. Ce qui suit concerne la France et, pour l’évaluation des risques, l’Union européenne.

L’évaluation des risques en Europe

Chaque substance active est évaluée au niveau européen. Le document guide de l’EFSA de 2013, qui intégrait l’exposition chronique, les larves et les effets sublétaux1, n’a jamais été pleinement appliqué faute d’accord des États membres. Une version révisée a été publiée en mai 20232, après que les États membres ont fixé en 2021 un objectif de protection : une réduction maximale de 10 % de la taille des colonies due aux pesticides.

Les traitements en floraison : l’arrêté du 20 novembre 2021

Applicable depuis le 1er janvier 2022, cet arrêté remplace celui de 2003 et s’applique désormais aux insecticides, acaricides, fongicides et herbicides11. Ses grandes lignes :

  • Sur une culture attractive en floraison ou sur une zone de butinage, seuls les produits dont l’évaluation conclut à l’absence de risque inacceptable pour les abeilles peuvent être utilisés. Ils portent une mention spécifique. L’ancienne « mention abeilles » reste valable de façon transitoire, jusqu’à la réévaluation de chaque produit.
  • Ces produits ne s’appliquent que dans les 2 heures précédant le coucher du soleil et les 3 heures suivant celui-ci.
  • Des dérogations horaires existent, notamment pour des ravageurs actifs uniquement le jour ou des maladies fongiques à développement rapide. Elles doivent être justifiées.
  • Une liste de cultures est réputée non attractive (céréales à paille, graminées fourragères, pomme de terre, houblon…). Depuis une décision du Conseil d’État d’avril 2024, le pois, la lentille, le soja et la vigne n’en font plus partie.
  • Sous une culture pérenne, le couvert fleuri doit être fauché ou broyé avant tout traitement insecticide ou acaricide.

Le signalement d’une mortalité

Une mortalité massive aiguë avec suspicion d’intoxication fait l’objet d’une enquête de l’État, avec analyses prises en charge si le cas remplit les critères12. Le point d’entrée dépend de la région :

  • Dans les régions couvertes par l’Observatoire des mortalités et des affaiblissements de l’abeille mellifère (OMAA), on appelle le guichet unique régional. Un vétérinaire formé enregistre la déclaration et l’oriente vers le bon dispositif : mortalité massive aiguë, maladie réglementée ou autres troubles13. Lancé en 2017 dans deux régions pilotes, il s’étend progressivement.
  • Ailleurs, la déclaration se fait auprès de la DDPP ou de la DDETSPP du département.

Le numéro du guichet régional figure sur le site de la DRAAF.

Prévention

  • Connaître son environnement : cultures dans un rayon de 3 km, calendrier des semis et des floraisons.
  • Offrir un point d’eau propre au rucher, pour éviter les fossés de drainage.
  • Renouveler régulièrement les cires du corps de ruche, avec une cire d’origine connue et analysée3.
  • Utiliser les médicaments vétérinaires strictement selon leur notice.

En pratique : ce que font les apiculteurs

Face à une mortalité brutale, les premières heures comptent. Voici les réflexes que la plupart des apiculteurs appliquent, et la façon dont ils réduisent le risque en amont.

Les gestes immédiats face à une mortalité brutale

  • Photographier tout de suite les planches d’envol, le sol devant chaque ruche, les abeilles en gros plan et les parcelles voisines. L’horodatage du téléphone sert de preuve.
  • Prélever des abeilles mourantes ou fraîchement mortes, ruche par ruche, en trois lots, dans des sacs propres étiquetés (date, rucher, ruche), puis congeler aussitôt.
  • Appeler le guichet OMAA ou la DDPP le jour même, en notant le nom de l’interlocuteur.
  • Noter le contexte : pulvérisateur vu, odeur, semis récents, vent, température.
  • Ne rien nettoyer avant la visite officielle.

Le contact avec l’agriculteur

Beaucoup d’apiculteurs préfèrent une démarche apaisée : demander à l’agriculteur voisin ce qui a été appliqué, quand et où, sans accuser. L’information aide l’enquête et préserve la relation. Le signalement officiel est fait de toute façon : c’est lui qui déclenche les analyses.

Choisir l’emplacement des ruchers

  • Il est courant de privilégier des sites entourés de prairies, de bois et de haies, plutôt qu’en bordure directe de grandes cultures traitées.
  • Avant une transhumance sur colza, tournesol ou vergers, les apiculteurs s’informent des traitements prévus en floraison.
  • Un accord avec le propriétaire et l’exploitant précise qui prévenir en cas de traitement.

Dialoguer avec les agriculteurs

  • Se présenter en début de saison, laisser un numéro de téléphone et l’emplacement des ruchers.
  • Demander à être prévenu avant un traitement en floraison, pour fermer ou déplacer les ruches si nécessaire.
  • Valoriser ce qui fonctionne : bandes fleuries, haies, traitements au coucher du soleil. Un pot de miel en fin de saison entretient souvent la relation.

Le matériel à garder prêt

  • Sacs de congélation neufs, gants jetables, marqueur indélébile.
  • Une glacière avec pains de glace dans le véhicule en saison.
  • Le numéro du guichet OMAA ou de la DDPP enregistré dans le téléphone.

La check-list

  1. Photos, prélèvements congelés, notes de contexte.
  2. Appel au guichet OMAA ou à la DDPP dans la journée.
  3. Contact courtois avec l’agriculteur concerné.
  4. Suivi des colonies : eau propre, nourrissement si besoin, réunion des colonies trop faibles.
Abeille mellifère au centre d'une fleur de tournesol jaune
Abeille mellifère sur tournesol, grande culture mellifère. Photo : Annie Scott, USGS, domaine public.
Photo à fournir — Prélèvement d'abeilles mortes dans un sac de congélation étiqueté (date, rucher, numéro de ruche), posé devant la ruche concernée.

Les erreurs les plus fréquentes

  • Attendre quelques jours pour « voir si ça continue » : les résidus se dégradent et la preuve devient impossible.
  • Ramasser les abeilles mortes depuis longtemps, desséchées ou moisies, au lieu des mourantes et des fraîchement mortes.
  • Laisser les prélèvements à température ambiante au lieu de les congeler.
  • Ne pas signaler par crainte du conflit : sans déclaration, ni enquête ni statistiques.
  • Conclure à une intoxication sans vérifier le varroa, les réserves et les maladies.

Questions fréquentes

Le miel d’une colonie intoxiquée est-il consommable ? Une mortalité de butineuses ne signifie pas forcément que le miel dépasse les limites réglementaires. En cas de doute, mieux vaut faire analyser une hausse remplie pendant l’épisode avant de la récolter.

Une colonie intoxiquée peut-elle se rétablir ? Oui, si la reine et une partie du couvain sont intacts et que la saison le permet. Surveillez réserves et ponte dans les semaines suivantes ; une colonie trop faible est souvent réunie à une autre.

Les analyses sont-elles payantes ? En France, lorsqu’une mortalité massive aiguë est déclarée et que la suspicion d’intoxication est retenue, les analyses toxicologiques sont prises en charge par l’État. Les analyses de maladies faites hors de ce cadre peuvent rester à la charge de l’apiculteur.

Fermer les ruches pendant un traitement, est-ce utile ? Une fermeture courte, le temps d’un traitement annoncé, limite l’exposition directe. Elle doit rester brève et bien aérée, surtout par temps chaud, et ne protège pas des résidus présents dans les fleurs ensuite.

Références

  1. EFSA (2013). Guidance on the risk assessment of plant protection products on bees (Apis mellifera, Bombus spp. and solitary bees). EFSA Journal 11(7) : 3295. doi.org
  2. EFSA, Adriaanse P. et al. (2023). Revised guidance on the risk assessment of plant protection products on bees (Apis mellifera, Bombus spp. and solitary bees). EFSA Journal 21(5) : 7989. doi.org
  3. FAO, IZSLT, Apimondia, CAAS (2021). Bonnes pratiques apicoles pour une apiculture durable. FAO, Lignes directrices Production et santé animales n° 25.
  4. Henry M., Béguin M., Requier F., Rollin O., Odoux J.-F., Aupinel P., Aptel J., Tchamitchian S., Decourtye A. (2012). A common pesticide decreases foraging success and survival in honey bees. Science 336(6079) : 348-350. doi.org
  5. Girolami V., Mazzon L., Squartini A., Mori N., Marzaro M., Di Bernardo A., Greatti M., Giorio C., Tapparo A. (2009). Translocation of neonicotinoid insecticides from coated seeds to seedling guttation drops : a novel way of intoxication for bees. Journal of Economic Entomology 102(5) : 1808-1815. doi.org
  6. Tapparo A., Marton D., Giorio C., Zanella A., Soldà L., Marzaro M., Vivan L., Girolami V. (2012). Assessment of the environmental exposure of honeybees to particulate matter containing neonicotinoid insecticides coming from corn coated seeds. Environmental Science & Technology 46(5) : 2592-2599. doi.org
  7. Krupke C.H., Hunt G.J., Eitzer B.D., Andino G., Given K. (2012). Multiple routes of pesticide exposure for honey bees living near agricultural fields. PLoS ONE 7(1) : e29268. doi.org
  8. Mullin C.A., Frazier M., Frazier J.L., Ashcraft S., Simonds R., vanEngelsdorp D., Pettis J.S. (2010). High levels of miticides and agrochemicals in North American apiaries : implications for honey bee health. PLoS ONE 5(3) : e9754. doi.org
  9. Pilling E.D., Jepson P.C. (1993). Synergism between EBI fungicides and a pyrethroid insecticide in the honeybee (Apis mellifera). Pesticide Science 39(4) : 293-297. doi.org
  10. Règlements d'exécution (UE) 2018/783, 2018/784 et 2018/785 de la Commission du 29 mai 2018 restreignant l'approbation de l'imidaclopride, de la clothianidine et du thiaméthoxame. eur-lex.europa.eu
  11. DRAAF Grand Est (2024). Note d'information : arrêté du 20 novembre 2021 relatif à la protection des abeilles et des autres insectes pollinisateurs (mise à jour du 26 avril 2024). draaf.grand-est.agriculture.gouv.fr
  12. Ministère de l'Agriculture, DGAL (2018). Note de service DGAL/SASPP/2018-444 : surveillance des mortalités massives aiguës d'abeilles adultes avec hypothèse d'intoxication. draaf.bretagne.agriculture.gouv.fr
  13. Plateforme ESA (2024). OMAA, un système de surveillance innovant des troubles de santé des abeilles. plateforme-esa.fr
  14. Photographies du domaine public : USDA ARS, « Honey bee on apple blossom » (Steve Ausmus) ; USGS, « Honey bee on a sunflower » (Annie Scott, usgs.gov/media/images/honey-bee-sunflower). ars.usda.gov

Mise à jour : 8 octobre 2026
Rédaction : Rédaction Apisanitas
Relecture : Relecture en cours